Chasseur de pierres

L’ING ouvre au public un cycle de conférences sur les pierres et les perles La salle est comble le 28 novembre à l’ING. Pour l’occasion, l’Institut a invité un gemmologue de renom, Patrick Voillot, qui sillonne depuis plus de 20 ans toutes les mines de pierres précieuses.

L’ING ouvre au public un cycle de conférences sur les pierres et les perles

 

Un voyage au cœur des mines avec la première conférence « Tour du monde des pierres précieuses : de la mine au bijou »

Patrick Voillot et des mineurs sri lankais

Patrick Voillot et des mineurs sri-lankais

La salle est comble le 28 novembre à l’ING. Pour l’occasion, l’Institut a invité un gemmologue de renom, Patrick Voillot, qui sillonne depuis plus de 20 ans toutes les mines de pierres précieuses. Le voyage commence plutôt « confortablement » dans la mine de diamants sud-africaine qui a donné le Cullinan et d’autres pierres de légendes. La mine est depuis longtemps mécanisée, et la circulation facile dans ses 300 kms de vastes galeries. Avec les pierres de couleur, on pénètre dans un autre monde : celui des petits gisements, très nombreux, plus rudimentaires. « Relisez La Vallée des Rubis de Kessel, c’est encore un peu ça » affirme P.Voillot. L’exploitation des pierres de couleur est un monde artisanal, toute la population y participe. A Bornéo, riche en diamants de couleur de belle qualité, les habitants tentent leur chance en tamisant les alluvions, ce qui ne demande pas une grande expertise technique, contrairement à la mine. A l’opposé, les saphirs du Cachemire, perchés à 5 000 mètres d’altitude sont quasiment inatteignables. P. Voillot raconte son aventure « à la Tintin » pour escalader à pieds 150 kms de pistes glacées entre 3 500 et 5 000 mètres, échappant de peu à la police indienne qui lui en refusait l’accès. Ici, les mineurs ne reculent pas devant le dynamitage artisanal dangereux et les conditions de vie très précaires, car le Graal est peut-être au bout.

Le commerce s’organise selon toutes sortes de schémas, toujours en filières complexes d’intermédiaires mais à la base, il y a toujours l’homme, celui qui a trouvé la pierre. A Mogok, fermé aux étrangers, seuls les locaux peuvent organiser le commerce des gemmes qui suit une chaîne bien précise, suivant la qualité de la pierre, d’entremetteurs birmans ou étrangers. En Thaïlande, le marché est très ouvert, l’origine des pierres incontrôlable. Au Pakistan ou au Brésil en revanche, la négociation est très personnelle, elle peut prendre toute une nuit, la confiance est déterminante.

Quant à la taille, P. Voillot fait le tour du monde des centres de taille bien connus, et rappelle que si New York reste un lieu très prisé, c’est aussi parce que la vente de diamants sur Internet est un business considérable. En 2012, Blue Nile, gros vendeur de diamants sur Internet a réalisé 350 millions de chiffre d’affaire sur son site.

« A la poursuite des Pierres Précieuses » Patrick Voillot a réalisé 22 films sur ses voyages, disponibles sur son site patrickvoillot.com

Crédits photos : tous droits réservés

Isabelle Hossenlopp parution l’OFFICIEL Horlogerie & Bijouterie
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